Nos roses de la Saint-Valentin assèchent un lac au Kenya

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Nos roses de la Saint-Valentin assèchent un lac au Kenya

Message par David59 le 14/2/2011, 20:28

Encore une fois l'homme menace un écosystème fragile, je vous laisse lire :


Aujourd’hui, vous avez sans doute offert une rose à
votre Valentine ou reçu la reine des fleurs de la part de moitié. Une
journée bien plus rouge que verte pour l’environnement. Car, c’est fort
dommage pour la fête des amoureux, mais les roses ne fleurissent pas en
hiver. Les millions de boutons offerts à travers l’Europe proviennent
ainsi à 70% du Kenya. Là-bas, ces fleurs ont du soleil mais elles
nécessitent aussi beaucoup d’eau, la plus rare et précieuse des
ressources de ce pays africain. Conséquence de l’emballement commercial
occidental : les besoins en eau pour la floriculture saignent un pays à
sec.



Selon le biologiste David Harper,
de l’université anglaise de Leicester, les ventes massives de fleurs,
sans se préoccuper de leur origine et de la façon dont elles sont
cultivées, assèchent tout particulièrement le lac Naivasha. C’est en
effet sur ses bords que se sont installées les trois quarts des
exploitations de roses kenyanes, d’immenses fermes industrielles qui
pompent sans la moindre restriction les réserves du lac.

L’usage massif de pesticides et autres engrais par
les cultivateurs empoisonne par ailleurs son eau et par conséquent la
faune, la flore ainsi que les habitants. “Si les choses continuent de
la sorte, si aucune régulation n’est mise en place, dans moins de dix
ans, le lac ne sera plus qu’un étang boueux malodorant, avec des
communautés humaines appauvries vivant difficilement sur ses rives
dénudées. Au fur et à mesure que sa surface et sa profondeur se
réduiront, il se réchauffera, entraînant la prolifération de
micro-algues. Ce n’est plus qu’une question de temps pour que ce lac
devienne toxique”
, déplore le biologiste, qui mène depuis trente ans des études sur l’hydrologie de la région.

Ces roses, une fois coupées au Kenya, sont toutes
acheminées vers la bourse aux fleurs d’Amsterdam, où elles sont achetées
par de grandes enseignes qui leur apposent la mention “Origine :
Pays-Bas”. Elles sont ensuite réexpédiées par avion aux quatre coins du
monde pour se retrouver sur les étals français, anglais, allemands,
américains ou russes, après avoir parcouru des centaines de milliers de
kilomètres et pollué d’autant l’atmosphère.

Certains producteurs responsables se sont toutefois
réunis sous la bannière du commerce équitable et traitent directement
avec les acheteurs européens. “Ils ne représentent que 10% des producteurs et leurs pratiques ne concernent en rien l’environnement”,
regrette David Harper. A défaut de mieux, ce commerce permet au moins
de s’assurer que les ouvriers touchent davantage qu’un ou deux dollars
par jour et voient leurs conditions de travail améliorées. Et pour une
Saint Valentin plus verte, on peut aussi opter pour d’autres preuves
d’amour.

Source : http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/02/14/nos-roses-de-la-saint-valentin-assechent-un-lac-au-kenya/

Un article canadien sur le lac en question :

Pérennité du lac Naivasha : amélioration de l’écosystème en vue d’assurer la santé et le bien-être

Le
bassin du lac Naivasha est situé dans la Rift Valley, au Kenya, et
c’est l’une des régions les plus fertiles du pays. Par conséquent,
l’activité économique, notamment la culture des fleurs ou floriculture,
s’intensifie sur le pourtour du lac. La floriculture est une industrie
qui procure des avantages économiques, mais qui accroît également la
demande de services écosystémiques. Ainsi cette industrie et les
installations des travailleurs qu’elle emploie sont-elles tributaires
des eaux du lac pour l’apport en énergie géothermique, l’alimentation en
eau des ménages, l’irrigation, la gestion de l’évacuation des déchets
industriels et la pêche.

La floriculture est fort
lucrative et fait partie des secteurs économiques qui croissent le plus
rapidement en Afrique subsaharienne. Au Kenya, elle est concentrée dans
le bassin du lac Naivasha. Les plus grandes exploitations emploient
chacune plus de 10 000 travailleurs, parmi lesquels un grand nombre de
femmes. Plus cette industrie à forte intensité d’intrants prend de
l’ampleur, plus elle se heurte à la capacité restreinte du lac Naivasha
de fournir des services écosystémiques.

La région
qui borde le lac Naivasha se distingue par son écosystème complexe et
fragile. La profondeur moyenne du lac est de six mètres, sa profondeur
maximale atteignant 30 mètres. La qualité de ses eaux est compromise à
plusieurs points de vue : l’eau est prélevée plus rapidement qu’elle
n’est remplacée, les déchets de source industrielle, agricole et urbaine
sont rejetés sans avoir été traités ou après avoir fait l’objet d’un
traitement sommaire, et de plus en plus d’installations industrielles
ayant recours à la géothermie font usage du lac. Le déversement de
produits chimiques, la pollution biologique de même que d’autres
pressions exercées sur l’environnement, dont la prolifération d’algues,
constituent de graves problèmes. Le lac subit en outre les effets des
changements climatiques.

Tout cela est inquiétant
pour la santé humaine et la salubrité de l’environnement,
particulièrement depuis que de récentes études ont confirmé que la
composition chimique des eaux des plans d’eau adjacents et de ceux qui
se trouvent plus au sud est la même que celle des eaux du lac Naivasha.
L’on s’inquiète de ce que le sol n’ait pas la capacité de purifier l’eau
ou d’en modifier la composition chimique et, donc, de ce que la qualité
des eaux du lac influe directement sur la qualité de l’eau potable.

La
croissance de la demande d’eau, qui exerce des pressions grandissantes
sur l’écosystème de ce lac, n’est pas étrangère à la tension observée
entre santé humaine et salubrité de l’écosystème : le revenu stable que
procurent les emplois peut certes être bénéfique pour la santé, mais
l’utilisation de pesticides, l’apport de mercure et l’eutrophisation
attribuable aux déchets industriels et aux ordures ménagères sont
nocifs. Il existe un réel besoin de créer des capacités locales pour
veiller au maintien de la qualité de cette source d’eau très utilisée,
puisque les services écosystémiques du lac sont essentiels aux
générations tant présentes que futures. Ce projet vise à mieux
comprendre l’hydrologie du bassin de même que la pollution chimique et
biologique et à déterminer l’état de santé des habitants et des
travailleurs de l’industrie de la floriculture, en particulier de ceux
qui sont exposés à des produits chimiques et à d’autres risques reliés à
l’environnement. Il permettra en outre d’évaluer les répercussions des
activités socioéconomiques sur la santé et le bien-être de groupes
particulièrement vulnérables, dont les femmes et les enfants. L’objectif
général est de collaborer avec les parties prenantes en vue de produire
des connaissances scientifiques qui donneront plus de poids aux
recommandations formulées pour la gestion durable des ressources
naturelles du bassin et qui, au bout du compte, seront bénéfiques aussi
bien pour la salubrité de l’écosystème que pour la santé et le bien-être
des êtres humains.


Source : http://www.idrc.ca/fr/ev-149946-201-1-DO_TOPIC.html
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Re: Nos roses de la Saint-Valentin assèchent un lac au Kenya

Message par africafishes le 3/4/2011, 23:31

plus je vois les hommes et plus j aime les animaux
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Re: Nos roses de la Saint-Valentin assèchent un lac au Kenya

Message par africafishes le 21/4/2011, 00:58

en plus , déja que j en offrait jamais à ma dame , là j 'ai la bonne excuse hihi
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